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Jeudi 19 février 2009 - Alcool : existe-t-il une consommation raisonnable ?

Source : Interviews de Martine Le Quellec-Nathan Directrice générale adjointe de l'INCA et du Pr Sylvain Dally, Président du Collège scientifique de l'Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), 18 février 2009 – Comité OMS d'experts des problèmes liés à la consommation d'alcool - World Cancer Research Fund  

Tempête dans un verre de vin ! « Le risque de cancers augmente avec la quantité d'alcool absorbée et devient significatif à partir d'une consommation d'un verre par jour », affirment les experts de l'Institut national du Cancer (INCA), dans une brochure adressée aux médecins.

Ils déconseillent ainsi « toute consommation d'alcool ». Cette recommandation pour le moins radicale est très discutée. D'autant plus qu'elle se heurte au concept de consommation à moindre risque élaboré il y a quelques années à partir des travaux de l'Organisation mondiale de la Santé : 3 verres standard (10g d'alcool par verre) au quotidien pour un homme, et deux pour une femme en veillant à préserver un jour d'abstinence dans la semaine. De son côté, le World Cancer Research Fund (WCRF) a placé le curseur à deux verres quotidiens pour les hommes et un pour les femmes.

« Il s'agit de repères maximum élaborés pour aider les médecins à distinguer les consommateurs excessifs », insiste le Dr Martine Le Quellec-Nathan, Directrice générale adjointe de l'INCA. « En aucun cas, il ne s'agit de recommandations. Il faut donc insister sur le fait que toute consommation d'alcool augmente le risque de développer plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, œsophage, colon, rectum, sein et foie ».

Des bénéfices sur le système cardiovasculaire discutés

Président du Collège scientifique de l'Observatoire français des Drogues et Toxicomanies (OFDT), le Pr Sylvain Dally est plus nuancé. « Quand on consomme des doses très faibles comme un verre quotidien, le risque de cancer est extraordinairement faible, voire négligeable ». A ses yeux, il n'est donc pas justifié de remettre en question les consommations très modérées d'alcool, limitées par exemple à un ou deux verres quotidiens.

A l'appui de cette thèse il invoque d'ailleurs « l'effet protecteur d'une consommation modérée d'alcool -vin rouge notamment- sur le système cardiovasculaire. Ce risque de cancer est à mettre en balance avec les bénéfices sur le cœur et les vaisseaux ». Pour autant, Martine Le Quellec-Nathan n'en démord pas : « à ce jour, on ne peut assurer avec certitude que l'alcool protège le système cardiovasculaire. Cet avis est très discuté, c'est pourquoi les études doivent être revues ».

 


Mardi 17 février 2009 - Santé / AP Cécile Brisson

Les aliments à bannir et ceux à privilégier pour éviter un cancer
Ne pas consommer d'alcool ou de compléments alimentaires, faire du sport, abuser des fruits et légumes mais pas de la viande rouge, de la charcuterie ou du sel, rester mince et, pour les femmes, allaiter. Voilà les conseils que les médecins sont invités à prodiguer à leurs patients pour diminuer les risques de cancers, dans une brochure préparée sous la houlette de l'Institut national du cancer (INCa) et présentée mardi à la presse.

"La consommation de boissons alcoolisées régulière, dès un verre d'alcool par jour, augmente le risque de différents types de cancers", a expliqué Paule Martel, directrice de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). Cancers de la bouche, du pharynx et du larynx, de l'oesophage, du côlon, du sein et du foie, le risque est multiplié de 9 à 168% par verre bu par jour, selon l'organe concerné. "Un verre par jour, ça finit par faire beaucoup d'alcool et c'est ça qui, à la longue, augmente le risque de ces cancers", insiste Mme Martel.

Le surpoids et l'obésité accentuent aussi les risques de cancer, de 8 à 55% selon la localisation: oesophage, col de l'utérus, rein, côlon, pancréas, sein et vésicule biliaire.

Les soupçons qui pesaient sur la viande rouge et la charcuterie ont été confirmés par de récentes études. Les risques de cancer colorectal s'accroissent de 29% par portion de 100 grammes de viande rouge mangée par jour et de 21% par portion de 50 grammes de charcuterie.

Coordinatrice du NACRe (Réseau national alimentation cancer recherche), Paule Martel recommande de "consommer moins de 500g de viande rouge" par semaine. Au quart de la population française qui dépasse ce seuil, elle suggère de trouver leurs protéines davantage dans les poissons, les volailles et les oeufs.

Plus d'un quart de la population mange au moins 50g de charcuterie par jour, alors que "ce sont des aliments à consommer en petites quantités et peu fréquemment", ajoute-t-elle en refusant toutefois de fixer un plafond à respecter.

Les Français sont également encouragés à ne pas manger trop salé car cela favorise les cancers de l'estomac.

Les compléments alimentaires sont aussi à éviter, surtout ceux à base de bêta-carotène. A fortes doses, ils "augmentent les risques de cancer du poumon chez des personnes qui ont été préalablement exposées au tabac et à l'amiante", avertit Paule Martel. Au lieu de manger "n'importe comment" et de compenser "en prenant des pilules miracle", elle conseille de "rechercher toujours une alimentation diversifiée et équilibrée".

Cela passe notamment par les fruits et légumes, qui réduisent les risques de cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l'oesophage, de l'estomac et du poumon. Ils ont en outre "un effet indirect" puisqu'ils "contribuent à éviter le surpoids et l'obésité". La quantité recommandée est d'au moins 400g par jour sous forme de cinq fruits et légumes.

Le sport également. Il diminue les risques de cancers du sein, du col de l'utérus et du côlon. Pour ce dernier type de maladie, la diminution va de 18 à 29% selon le type d'activité et son intensité.

Les enfants et les adolescents devraient bouger au moins une heure par jour (jeux, sports et activités de la vie quotidienne). Les adultes devraient faire une demi-heure d'activité physique modérée (type marche à pied) cinq jours par semaine ou 20 minutes d'activité intense (type jogging) trois fois par semaine.

Enfin, l'allaitement a aussi des vertus anti-cancérigènes. Il réduit les risques de cancer du sein. Les mères sont donc invitées à allaiter leur enfant, "idéalement" jusqu'à ses six mois, recommande Mme Martel.

Adaptée du rapport "Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Cancer: a Global Perspective" publié en novembre 2007 par WCRF/AICR (World Cancer Research Fund / American Institute for Cancer Research), cette brochure produite à 70.000 exemplaires va être distribuée dans un premier temps aux médecins traitants. AP 


Jeudi 04 décembre 2008 / Jusqu’à deux verres par jour, le cœur des femmes va bien!
 
Inégalité des sexes :
Les femmes buvant au plus deux boissons alcoolisées par jour n'ont pas de risque accru de fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque, selon une étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Des études précédentes avaient établi un lien très net entre une consommation modérée et élevée d'alcool et le risque de fibrillation chez les hommes, mais les données manquaient pour la gente féminine.

L'étude publiée mardi porte en revanche sur 34.715 femmes de plus de 45 ans et en bonne santé au début de l'essai clinique. «Dans cette dernière étude les femmes consommant jusqu'à deux verres d'alcool quotidiennement n'ont pas connu un accroissement du risque de fibrillation», écrit le Dr David Conen de l'hôpital Brigham and Women de la faculté de médecine de l'Université de Harvard à Boston un des co-auteurs de cette recherche.

12 ans d'études à la loupe :

En revanche, un petit sous-groupe de ces femmes buvant plus de deux boissons alcoolisées par jour couraient un risque 1,6 fois plus grand de fibrillation, un battement irrégulier du coeur, comparativement à celles s'abstenant de boire. Après un suivi durant une période médiane de plus de 12 ans, les médecins ont constaté 653 cas confirmés de fibrillation qui ne préexistaient pas au début de l'étude.

Dans le détail, et pour ceux qui aiment les chiffres :

Dans le sous-groupe des femmes n'ayant pas consommé d'alcool, 1,9%  ont développé une fibrillation, tandis que chez celles qui ont bu moins d'un verre par jour, il y a eu 1,8% de fibrillation. De un à deux verres quotidiens, le pourcentage est de 1,6%. En revanche, chez celles consommant plus de deux boissons alcoolisées tous les jours, le chiffre monte à 2,9%. La fibrillation est un trouble du rythme cardiaque caractérisé par des contractions auriculaires rapides, désynchronisées et inefficaces résultant d'une activité électrique désordonnée des fibres musculaires des oreillettes. P.B. avec AFP  


Mardi 12 décembre 2008 : / Hypnothérapie et psychothérapie Ericksonienne
Pendant des décennies, l’hypnose a presque complètement disparu du paysage thérapeutique européen, particulièrement dans les pays latins. Cela tient en grand partie au fait que Freud - qui a créé la psychanalyse à partir de l’hypnose - considérait celle-ci comme peu efficace et pour tout dire dépassée, et que progressivement, la psychanalyse est devenue un courant dominant dans nos pays.  

C’est ainsi qu’un grand nombre de psychanalystes et de psychiatres (qui n’ont d’ailleurs reçu aucune formation, même élémentaire en hypnose), la considère toujours comme un outil préhistorique, capable dans le meilleur des cas de supprimer temporairement un symptôme, ou, dans le pire, d’entraîner son déplacement ou son remplacement par un autre, plus grave. S’il est vrai que l’hypnose classique, telle que la pratiquait Berheim et le jeune Freud à la fin du XIXème siècle, était une hypnose très autoritaire, peu subtile, peu respectueuse du patient et assez décevante quant aux résultats thérapeutiques, le fait est qu’elle a considérablement évolué depuis, surtout grâce aux travaux américains et en particulier ceux de Milton Erickson (1901-1980).  

Dans la perspective Ericksonienne, l’hypnose ne vise en rien à instaurer la soumission du sujet à la volonté d’un hypnotiseur tout-puissant. On considère l’hypnose tout d’abord comme un état "naturel" qui se produit jusqu’à un certain point dans la vie ordinaire. C’est "la transe commune de la vie quotidienne", cette sorte d’état auto-hypnotique spontané qui survient chez l’automobiliste tout étonné d’être "déjà" arrivé à destination après cent cinquante kilomètres d’autoroute, ou, chez le pêcheur à la ligne qui surveille son bouchon au bord du canal, ou encore, chez le jogger matinal.  

L’hypnothérapeute va aider le patient à entrer plus profondément dans cet état de transe. Tout le monde est capable de cet apprentissage à un degré ou à un autre. Cela n’a donc pas de sens de parler de personnes qui ne seraient pas hypnotisables, même s’il est vrai que certaines personnes, plus douées que d’autres dans ce domaine, sont capables d’entrer dans des transes extrêmement profondes. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit, en hypnose, d’une collaboration entre l’hypnothérapeute et l’hypnotisant, et qu’il n’est donc pas question d’hypnotiser quelqu’un contre son gré, ni de lui faire faire des choses qui seraient contraires à ses principes, à ses valeurs ou à ses désirs.

Il s’agit en fait, en aidant l’hypnotisant à entrer en transe et en l’aidant à vivre certains phénomènes hypnotiques (par exemple la lévitation du bras, la catalepsie, l’amnésie, la régression en âge, l’écriture automatique... ) de lui fournir un contexte facilitateur de changement. En transe, l’hypnotisant apprend à entrer dans un autre mode de relations à lui-même, qui ne se passe pas par le volonté ni par la conscience logique et rationnelle. Il apprend à faire confiance à son mode de fonctionnement inconscient et il lui est ainsi possible d’utiliser les ressources qui sont en lui, pour réaliser les changements nécessaires.  

Ces changements peuvent être d’ordre franchement psychothérapeutique (anxiété, phobies, dépression, troubles de la sexualité ... ) ou bien d’ordre plus médical. De plus en plus de médecins utilisent l’hypnose pour favoriser la guérison d’un grand nombre de troubles et de maladie ou pour aider au contrôle de la douleur. Milton Erickson n’est pas seulement le père de l’hypnose moderne, c’est également un thérapeute d’une rare créativité, qui utilisait des stratégies thérapeutiques inspirées de l’hypnose, par exemple des prescriptions de tâches : le thérapeute demande au patient d’effectuer l’une ou l’autre tâche dans sa vie quotidienne pour en faire l’expérience. Il s’agit ici encore d’offrir au patient un contexte facilitateur de changement. Les thérapies systémiques et familiales qui utilisent aussi ce genre de stratégies, ont largement été influencées par Milton H. Erickson (par l’intermédiaire de G. Bateson, J. Haley et J. Weakland), de même que certains aspects de la Programmation Neuro Linguistique de Bandler et Grinder. Signalons enfin que certaines thérapies, surtout celles à base de relaxation, de travail sur des rêves ou de visualisation utilisent en fait largement des formes légères d’hypnose.

Le travail thérapeutique avec l’hypnose met souvent en jeu les couches profondes de la personnalité, ce qui implique de toute évidence, que le thérapeute soit bien formé.  

Merci à Thierry Melchior, Président de l’Institut Milton H. Erickson de Belgique Past-Président de la société Belge d’Hypnose de langue Française, pour la rédaction de cet article


Lundi 17 novembre 2008 : 17:00 / L'embonpoint fait vivre dangereusement 
L'embonpoint fait vivre dangereusement, selon une vaste étude menée dans neuf pays européens et publiée mercredi qui montre qu'un grand tour de taille double quasiment le risque de décès prématuré pour les deux sexes. Une comparaison entre des sujets ayant le même indice de masse corporelle montre que la probabilité de mourir augmente de façon linéaire avec l'accroissement du tour de taille, selon les auteurs de cette recherche, dont les résultats paraissent dans le New England Journal of Medicine daté du 13 novembre.  

C'est ainsi que le risque de mortalité était environ deux fois plus grand chez les participants avec un grand tour de taille, soit plus de 120 centimètres pour les hommes et plus de 100 cm pour les femmes, que pour les hommes ayant un tour de taille inférieur à 80 centimètres et les femmes un tour de taille inférieur à 65 cm. Ce risque est similaire même si l'indice de masse corporelle (le poids en kilo divisé par le carré de la taille) se situe dans une fourchette normale (18,5 à 25), selon cette recherche menée sur Chaque augmentation de cinq centimètres de la circonférence de la taille accroît le risque de mortalité de 17% chez les hommes et de 13% pour les femmes.  

Ces travaux montrent de façon probante qu'un excès de graisse autour de la taille présente un risque important pour la santé même chez des sujets qui ne sont pas considérés comme obèses ou souffrant de surpoids, soulignent les auteurs de cette étude."Bien que des études plus limitées aient déjà indiqué un lien entre mortalité et tour de taille, nous avons été surpris de constater que la circonférence de la taille pouvait avoir un effet aussi drastique sur la santé et l'incidence des décès", souligne le Dr Elio Riboli, un des principaux auteurs de la recherche. Il est le coordinateur européen du projet EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) dans le cadre duquel cette étude a été menée et à laquelle ont notamment participé l'Imperial College de Londres (GB) et l'Institut allemand de nutrition humaine. Le danger d'un excès des graisses autour de la taille s'explique par le fait qu'à cet endroit particulier, elles sécrètent très souvent des cytokines, des protéines régulant la réponse immunitaire ainsi que des hormones et d'autres éléments actifs dans le métabolisme qui peuvent contribuer au développement de maladies chroniques, notamment cardiovasculaires et de cancers.  

Les résultats de cette recherche devraient encourager les médecins à mesurer systématiquement le tour de taille de leurs patients aussi bien que leur indice de masse corporelle dans le cadre des visites de routine pour évaluer leur état de santé, estiment les chercheurs. Le ratio entre tour de taille et tour de hanches s'est aussi révélé être un important indicateur de l'état de santé, soulignent les auteurs de l'étude. Il est calculé en divisant la circonférence de la taille par celle des hanches. Ce ratio varie de façon importante dans les populations européennes selon cette étude. Pour 98% des participants, ce ratio variait de 0,78 à 1,10 chez les hommes et de 0,66 à 0,98 chez les femmes. Dans ces fourchettes, chaque cran supérieur de 0,1 dans ce ratio était lié à une augmentation de 34% du risque de mortalité chez les hommes et de 24% chez les femmes.  

Pour le Dr Tobias Pischon, de l'Institut allemand de nutrition humaine à Potsdam-Rehbrucke, "le résultat le plus important de l'étude est le fait de montrer que la distribution des graisses dans le corps joue un rôle important pour la santé et la mortalité". Durant la période de suivi de 9,7 ans, 14.723 participants à l'étude (4,09%) sont décédés. Les sujets ayant l'indice de masse corporelle le plus élevé mouraient le plus souvent de maladies cardiovasculaires ou de cancer. 


Mercredi 12 novembre 2008 : AFP Brigitte CASTELNAU / Obésité: revers en série de l'industrie pharmaceutique

Revers de l'industrie pharmaceutique, trois laboratoires ont abandonné l'un après l'autre des molécules anti-obésité, mais la recherche continue face à ce fléau en expansion dans le monde. L'éponge a été jetée, et les millions de dollars investis avec, en raison d'effets psychiatriques indésirables. Erreur stratégique de conception? En tout cas, les molécules de Merck, Sanofi-Aventis et Pfizer, le taranabant, le rimonabant (seule molécule commercialisée sous le nom d'Acomplia) et le "CP-945,598", appartiennent à la même famille : elles visent à produire dans le cerveau un effet contraire à celui du cannabis qui ouvre l'appétit.

"Le rapport bénéfice/risque de cette classe de molécules était moindre qu'attendue pour obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM)", dit le Dr Catherine Baulac de Pfizer-France. Or ce rapport "doit être d'autant plus bénéfique que la population concernée est importante", ajoute-t-elle.

D'après l'OMS, d'ici 2015, la planète comptera quelque 2,3 milliards d'adultes en surpoids et plus de 700 millions d'obèses. Les exigences des autorités sanitaires sont de plus en plus drastiques, selon les analystes financiers. Et le retour sur investissement dans ce marché porteur de l'obésité, comme dans celui des maladies rhumatismales, reste semé d'embûches. En 2005, Pfizer a suspendu la vente de l'anti-inflammatoire Bextra (valdécoxib) en raison de risque de réactions cutanées graves et de problèmes cardiovasculaires. En 2004, Merck retirait du marché mondial un produit similaire (anti-COX2), le Vioxx (rofécoxib) pour cause de risque cardiaque. L'Américain Pfizer a d'ailleurs indiqué qu'il ne lancerait plus de nouvelle recherche sur l'obésité. 

Mais des spécialistes expriment leur déception tel l'Anglais Colin Waine (National Obesity Forum). L'Acomplia aurait pu bénéficier à ceux pour qui les deux médicaments encore disponibles, l'orlistat (Xenical de Roche) ou la sibutramine, ne convenaient pas. Selon les analystes, ces revers mettent à mal le modèle de "blockbusters" médicaments de masse qui dégagent rapidement au moins un milliard de dollars de chiffre d'affaires par an. Mais la recherche continue. Ainsi, des chercheurs ont découvert une molécule de synthèse qui évite à des souris de grossir malgré un régime surchargé de graisses, selon la revue américaine Cell Metabolism. 

"Nous avons testé une molécule de synthèse qui vise la même cible -la SRT1, jouant un rôle important sur le poids- qu'une molécule naturelle du vin, le resvératrol", explique Jérôme Feige (Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire, Illkirch, France). Administrée en préventif, la molécule baptisée SRT 1720 a protégé les souris de l'obésité malgré leur régime trop riche en graisses, les préservant ainsi de faire un diabète de type 2, forme de diabète la plus courante, favorisée par l'excès de poids. "Elles peuvent également courir deux fois plus longtemps et deux fois plus loin que les autres", poursuit-il. Leurs niveaux de sucre et graisses sanguines (cholestérol...) ont diminué. 

"Le SRT 1720 n'a guère eu d'effets sur le poids des souris obèses, mais a en revanche agit sur leur diabète (excès de sucre dans le sang) en restaurant un profil se rapprochant de la normale", dit-il. "La molécule, développée par Sirtris (compagnie du groupe GlaxoSmithKline), mimerait un effet de restriction calorique" ajoute le chercheur qui "ne serait pas surpris qu'elle accroisse la longévité".

En août dernier, des Américains montraient qu'un antiépileptique testé contre la dépendance à la cocaïne, la vigabatrine, faisait maigrir rapidement des rats de laboratoire.

 

 
Pierre Declercq Hypno-Praticien
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