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La Nouvelle Hypnose 

Il est permis de distinguer l’hypnose traditionnelle de la nouvelle hypnose. En effet, par ce qualificatif, l’hypnose thérapeutique se démarque clairement de l’ancienne hypnose qui utilisait l’autorité directive pour obtenir  l’obéissance par la soumission. Auparavant le patient croyait (et on le lui faisait croire) que c’était l’hypnotiseur qui lui avait injecté la solution. En nouvelle hypnose au contraire, nous partons de l’idée que la solution (physique ou psychologique) émerge au sein même de l’organisme du patient. C’est à l’hypno thérapeute de fournir au sujet le contexte le plus favorable possible (état modifié de conscience et « bain » de suggestions) pour lui permettre d’accéder à ses propres mécanismes d’auto-guérison. Ainsi il pourra découvrir comment utiliser ses propres ressources de changement.

Ainsi, une évolution étonnante s’est faite en hypno thérapie lors du 20ème siècle : elle fut amorcée et développée par le très créatif psychiatre américain Milton H. Erickson qui a intégré à l’hypnose diverses stratégies psychothérapeutiques  directives ou permissives pour obtenir des changements concrets. Après sa mort en 1980, l’orientation plus « permissive » de ce psychiatre a inspiré des continuateurs comme Araoz, Rossi, Yapko, … qui désiraient encore se dégager des techniques autoritaires indirectes (provocations, épreuves) ou manipulatoires (suggestion de l’amnésie …). Ainsi les "regards" des hypno thérapeutes se sont naturellement dégagés de la volonté de résoudre un problème pour s'orienter plus permissivement vers la recherche de la  solution. Plus prosaïquement le patient quitte l'observation de son problème (pourquoi je fume, par exemple) pour commencer à considérer comment va se passer sa vie lorsqu'il s'est libéré de cette situation inconfortable. 

Le point de vue est pratique et cartésien et fait qu'une situation qui a trouvé sa solution ne peut plus se proposer comme trouble.

Pour cela, les bases ont été crées dans et sur les études scientifiques portant sur la pensée (dont l’imagerie mentale), les émotions et sensations, le comportement et leurs interactions. Ils intègrent dès lors des stratégies issues des thérapies cognitives dans la pratique de l’hypnose. Cela permet une relation basée sur une franche collaboration entre un patient expert (explicite et tacite) de son problème et un praticien expert en savoir (psychothérapeutique), en savoir-faire (hypnotique et communicationnel), et en savoir-être : respect des attentes, des motivations du patient mais aussi de la relation de confiance ; de plus, le thérapeute cherche à aider son patient à comprendre « comment » son problème s’entretient ou s’aggrave (plutôt que d’analyser le « pourquoi » orienté sur la petite enfance).

L'hypnose correspond à un mode de fonctionnement psychologique dans lequel le sujet se détache de son environnement pour fonctionner à un niveau inconscient. Dans cet état, le sujet n'obéit pas, mais il répond aux propositions du thérapeute. L'état d'hypnose ainsi conçu, loin d'être un état de réceptivité ou de suggestibilité, est un état de travail actif de la part du patient. 

C'est toujours une expérience personnelle différente d'un sujet à l'autre, et différente pour le même patient d'un jour à l'autre. Il n'est pas possible de décrire rapidement la manière subtile dont se pratique l'hypnose. Simplement il n'existe plus d'induction ritualisée, ni de répétition de phrase comme si on voulait les faire entrer de force dans la tête de l'autre. Il s'agit d'une simple conversation au cours de laquelle le thérapeute parle et observe. Une approche indirecte et l'utilisation de " moyens spécifiques de communication " qui ont leur raison d'être dans la connaissance du fonctionnement inconscient, sont utilisées. 

Le sujet répond par des comportements inconscients, de sorte que l'on pourrait parler de dialogue subliminaire ". Dans ce processus, le thérapeute explore avec le sujet des possibilités et des ressources qui vont se trouver actualisées. Il est remarquable qu'il ne soit ni nécessaire, ni souhaitable que le sujet prenne conscience du travail qui se passe en lui. Le sujet peut être étonné, en cours de route, de l'apparition de certains comportements involontaires (ces comportements involontaires sont par définition " hypnotiques ") qui sont pourtant de son fait, de même qu'il sera étonné des changements et des progrès qu'il va constater après la séance. Dans l'hypnose ericksonienne, l'état somnambulique longtemps confondu avec l'état hypnotique, n'est pas nécessaire. Le sujet trouve de lui-même la profondeur de l'état qui lui convient. L'expérience hypnotique est simplement conçue comme un exercice dans lequel une personne en accompagne une autre.

L'état d'hypnose ainsi conduit va permettre l'intégration de nombreuses données, dont la somme réalise notre individualité, et en particulier les îlots non congruents dont la synthèse peut être difficile. L'état d'hypnose libère ces associations tenaces de sorte que de nouvelles organisations, plus intégrées vont pouvoir émerger. L'exercice de la créativité qui résulte de cet état de fait permettra l'apparition de solutions tout à fait nouvelles. La cure consistera à laisser l'individualité venir et fleurir dans son génie particulier. Ce qui compte, c'est la relation entre le Conscient et l'Inconscient que la séance va faciliter. L'hypnose thérapeutique n'est donc pas une nouvelle technique pour programmer les patients. Dans l'expérience hypnotique les sujets vont recevoir quelque chose de l'intérieur d'eux-mêmes.

En résumé, l'hypno thérapie n'est rien d'autre qu'une facilitation d'un processus naturel d'évolution et de maturation psychologique.  Le moment important de la séance va consister pour le thérapeute à mettre en route un certain nombre de processus. Bien que ces deux moments se chevauchent, on peut donc parler schématiquement de deux temps dans les interventions éricksonienne : l'entraînement du sujet pour obtenir un fonctionnement satisfaisant au niveau inconscient (c'est-à-dire involontaire et " hypnotique «), et le travail psychothérapique proprement dit. Dans cette seconde partie, les mots employés par le thérapeute vont évoquer des résonances, et mettre en œuvre des chaînes d'associations psychologiques. C'est le sujet en définitive qui va reconnaître inconsciemment ce qui  lui convient et qui va faire les choix fondamentaux en fonction de ses propres besoins. Tout se passe comme si le thérapeute aidait  le patient à mettre en route des programmes inconscients de recherche de solutions à des problèmes. Il s'agit, en fait, d'un processus d'apprentissage d'un type particulier. Ceci est l'opposé d'un préjugé qui consiste trop souvent à considérer l'état hypnotique comme fait de passivité et de régression, ou un état dans lequel le sujet est un automate sous le contrôle de l'opérateur. 

à un niveau inconscient. Dans cet état, le sujet n'obéit pas, mais il répond aux propositions du thérapeute. L'état d'hypnose ainsi conçu, loin d'être un état de réceptivité ou de suggestibilité, est un état de travail actif de la part du patient. 'est toujours une expérience personnelle différente d'un sujet à l'autre, et différente pour le même patient 'un jour à l'autre. Il n'est pas possible de décrire rapidement la manière subtile dont se pratique l'hypnose. Simplement l n'existe plus d'induction ritualisée, ni de répétition de phrase comme si on voulait les faire entrer de force dans la tête de 'autre. Il s'agit d'une simple conversation au cours de laquelle le thérapeute parle et observe. Une approche indirecte et l'utilisation le " moyens spécifiques de communication " qui ont leur raison d'être dans la connaissance du fonctionnement inconscient, sont utilisés. e sujet répond par des comportements inconscients, de sorte que l'on pourrait parler de dialogue subliminaire ". Dans ce processus, le thérapeute explore avec le sujet des possibilités et des ressources qui vont se trouver actualisées. Il est remarquable qu'il ne soit ni nécessaire, ni souhaitable que le sujet prenne conscience du travail qui se passe en lui. Le sujet peut être étonné, en cours de route, de l'apparition de certains comportements involontaires (ces comportements involontaires sont par définition " hypnotique ") qui sont pourtant de son fait, de même qu'il sera étonné des changements et des progrès qu'il va constater après la séance. Dans l'hypnose ericksonienne, l'état somnambulique longtemps confondu avec l'état hypnotique, n'est pas nécessaire. Le sujet trouve de lui-même la profondeur de l'état qui lui convient. L'expérience hypnotique est simplement conçue comme un exercice dans lequel une personne en accompagne une autre.

L'état d'hypnose ainsi conduit va permettre l'intégration de nombreuses données, dont la somme réalise notre individualité, et en particulier les îlots non congruents dont la synthèse peut être difficile. L'état d'hypnose libère ces associations tenaces de sorte que de nouvelles organisations, plus intégrées vont pouvoir émerger. L'exercice de la créativité qui résulte de cet état de fait permettra l'apparition de solutions tout à fait nouvelles. La cure consistera à laisser l'individualité venir et fleurir dans son génie particulier. Ce qui compte, c'est la relation entre le Conscient et l'Inconscient que la séance va faciliter. L'hypnose thérapeutique n'est donc pas une nouvelle technique pour programmer les patients. Dans l'expérience hypnotique les sujets vont recevoir quelque chose de l'intérieur d'eux-mêmes.

En résumé, l'hypnothérapie n'est rien d'autre qu'une facilitation d'un processus naturel d'évolution et de maturation psychologique. Le moment important de la séance va consister pour le thérapeute à mettre en route un certain nombre de processus. Bien que ces deux moments se chevauchent, on peut donc parler schématiquement de deux temps dans les interventions éricksonienne : l'entraînement du sujet pour obtenir un fonctionnement satisfaisant au niveau inconscient (c'est-à-dire involontaire et " hypnotique " ), et le travail psychothérapique proprement dit. Dans cette seconde partie, les mots employés par le thérapeute vont évoquer des résonances, et mettre en oeuvre des chaînes d'associations psychologiques. C'est le sujet en définitive qui va reconnaître inconsciemment ce qui lui convient et qui va faire les choix fondamentaux en fonction de ses propres besoins. Tout se passe comme si le thérapeute aidait le patient à mettre en route des programmes inconscients de recherche de solutions à des problèmes. Il s'agit, en fait, d'un processus l'apprentissage d'un type particulier. Ceci est l'opposé d'un préjugé qui consiste trop souvent à considérer l'état hypnotique comme fait de passivité et de régression, ou un état dans lequel le sujet est un automate sous le contrôle de l'opérateur. 

 
Pierre Declercq Hypno-Praticien
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